-Anna, regarde ça! m'ordonna Jessica ma meilleure amie.
-Non, j'aimerais pas que tout le monde puisse lire ma vie dans ces feuilles de choux! répliquai-je.
Elle était blonde avec les cheveux aux épaules, elle était très grande et mince. Elle était assise en tailleur sur la moque rose pâle. Les murs étaient de cette même couleur, mais elle était très jolie dans le genre chambre de petite fille parfaite. Les posters de stars recouvraient les murs, on ne voyait pas les murs. Elle n'aimait pas cette couleur alors elle les recouvrait avec tout ce qu'elle trouvait.
Elle me tendait un magasine people. Depuis un an elle faisait une fixation sur les acteurs et maintenant elle découpait des photos et les collait dans un carnet à autographes. Elle n'en a encore pas mais elle y travaillait. Mais dans une petite ville comme la notre c'était difficile, aucune star n'y était jamais venues et n'y viendrait jamais.
-Bon je veux pas qu'on se dispute aujourd'hui alors changeons de sujet s'il te plait. Tu pars quand?
-Cette nuit, je suis trop pressée. Je te ramènerais un magasine si tu veux et je te le traduirais à mon retour.
L'avantage d'être nait au État-unis c'est que je parlais anglais couramment, j'avais même fait mes premiers mots dans cette langue. Mes parents me parlaient en anglais et en français quand j'étais petite afin que je connaisse les deux langues. Le mieux c'était que je n'avais pas à suivre les cours d'anglais au lycée. J'avais alors une pause pendant que les autres se fatiguaient à essayer d'apprendre. Mais moi je savais que ce n'était pas comme ça qu'on apprenait une langue, il fallait la parler au quotidien, avoir plus d'heures de cours par semaine.
Je partais la nuit suivante pour les États-Unis, ma terre natale. J'étais nait à Los Angeles le 18 juin 1993. Mes parents avaient déménagés un an après ma naissance, pour le travail m'avaient ils donné comme excuse quand je leur avait demandé.
-Maman pourquoi on a déménagé?
-Ton père et moi on a trouvé un travail en France il y a 15 ans, juste après que tu naisses alors on a emménagé ici et on n'a jamais envisagé d'y retourner.
Je me levais et marchais dans sa chambre. Je me regardais dans le glace et m'y vis. J'étais brune, j'avais les yeux verts clairs, je n'étais pas très grande mais quand même dans la moyenne. L'été été arrivé et avait apporté avec lui les grandes vacances et la chaleur.
Je me mis en maillot de bain et suivis Jess dans sa piscine. J'en voulais une mais mes parents n'aimaient pas l'eau. Ils n'en avaient donc pas mis dans notre jardin. On finit l'après midi dans l'eau à discuter de tout et rien et à chahuter. Le temps était magnifique, pas le moindre nuage ne pointait à l'horizon. Une légère brise soufflait même si elle faisait du bien car elle rafraichissait l'air pendant cette canicule. Ce n'était pas souvent ici mais quand il y en avait une les pelouses devenaient jaunes tellement elles étaient sèches et manquaient d'eau. Cette été était sec et nos éclaboussures sur la pelouse des voisins ne leur feraient pas de mal même s'ils n'étaient pas du même point de vue que moi.
-Tu vas faire quoi à Los Angeles?
-Je vais surement visiter la ville, voir ma famille et m'ennuyer.
C'était agaçant d'entendre parler de sa famille sans pouvoir mettre un nom sur chaque visage.
Ma mère m'appela sur mon téléphone portable pour me dire de rentrer faire ma valise. Je l'avais eut à mon anniversaire. On partait à six heures du matin. C'était top surtout pour moi qui aie l'habitude de me lever à pas d'heures. Il ne me restait que trois heures avant de devoir me coucher. Il fallait que je prépare mes affaires, que je prenne une douche et que je dorme un peu pour ne pas être trop fatigué le lendemain.
Je mis toute les affaires dont j'aurais besoin dans mon sac. Je pris des vêtements d'été, mon maillot de bain que j'avais fait sécher en vitesse dans le sèche linge du garage. J'emmenais aussi mes lunettes de soleil achetées sur un marché pour presque rien alors qu'elles étaient magnifiques, sans oublier de la crème solaire, ma peau avait plus tendance à rougir qu'a brunir.
Je me préparais pour le lendemain dans ma chambre. J'étais angoissée car je n'avais encore jamais pris l'avion ni quelque objet volant que ce soit. Je ne me mis pas en pyjama car je ne voulais pas me coucher et de toute façon je n'arriverais pas à dormir. J'avais tellement ate de partir que je ne dînais même pas. Ma mère insista lourdement sur le fait que j'allais manquer de sucre avant d'arriver et que je serais malade en avion, mais comme je ne la croyais pas je ne l'écoutais pas non plus. Je pris des médicaments contre le mal de l'air. Je ne voulais pas être malade. Je préférais prévenir que guérir. Guillaume me réveilla a cinq heures moins le quart. J'avais du m'endormir contre mon grès.
-Va m'attendre en bas je me prépare j'en ai pas pour longtemps.
-OK mais fait vite j'ai pas envie de rater notre avion.
Je me mis un fin trait d'eye liner et tentai de démêler mes cheveux, en vain je les attachés donc. Je courrais dans les escaliers qui descendaient au rez de chaussé. Ma famille était dans la voiture des voisins qui avaient eut la gentillesse de nous accompagner et de revenir nous rechercher à l'aéroport dans deux semaines. Je collais mon front sur la fenêtre et mon haleine fit des tâches de buée sur la vitre. Je décidais des lettres dedans.
Un heure et demie plus tard on arrivait l'aéroport.
-Bon voyage Anna, guillaume, Isabelle et Antoine!
-Merci! répondons-nous en ch½ur.
L'avantage avec les avions c'est que le voyage était beaucoup plus rapide que par bateau mais l'inconvénient c'était l'obligation de devoir arriver au moins une heure avant le départ. Le hall d'entrée était immense mais presque vide étant donné l'heure qu'il était. J'avais compté tué le temps dans les boutiques mais elles étaient apparemment fermées, j'aurais du m'en douter. On s'assit sur un banc pas confortable du tout. Je ne faisais que parler sans arrêt, j'étais tellement excitée que je bougeais dans tout les sens.
-Calme toi, m'ordonna Guillaume, tu vas finir par faire des trous dans ton sillage dans le sol.
-Je suis calme et je peux m'arrêter quand je veux.
-Alors prouve-le. On parie?
C'était notre jeu depuis que nous avions compris la valeur de l'argent. On pariait toujours un pain au chocolat. Je n'avais gagner qu'une seule fois. Je devais économiser car je voulais me payer la conduite accompagnée pour mon anniversaire et à ce train-là je ne risquai pas d'y arriver.
-OK on parie.
-Tu t'assois cinq minutes sans parler et tu as ton pain au chocolat quand on arrive.
Je m'assis et me tut. Pour me calmer je regardais la liste de départ des avions. Le notre était en bas. Je le regardais monter sur l'écran des départs quand une voix annonça le départ imminent de notre avion. Les autres avaient été retardés. Je me levais et criais ma joie tout haut à une minute de la fin du pari.
-T'as perdu, je te l'avais dit que tu étais incapable de te taire, fanfaronna-t-il.
-Je te donnerais ton pain au chocolat quand on arrivera. Papa et maman on y va? Je n'ai pas envie de le rater.
-Nous non plus allez on y va.
On dû encore attendre une demie heure dans la salle d'embarquement avant que l'hôtesse de l'air ne nous dise de monter dans l'avion. Je regardais par la fenêtre. Au delà des grandes fenêtres je vis un petit avion décollé, ce devait être jet privé, quelle chance il avait le proprio d'en posséder un. J'en vis une aile avec une inscription illisible dessus. Je voulais un avion à moi quand je serais plus grande. Il faudra que je me débrouille pour économiser. Mais avec les paris, je perdais l'équivalent d'un pain au chocolat par semaine. Ils avaient de la chance de pouvoir aller où bon leur semblait quand ils voulaient. Je mangeai un chewing-gum car on m'avait dit que je pourrais avoir les oreilles bouchées. J'avais donc fait mes provisions avant de partir.
La dame qui faisait embarquer nous demanda nos billets et nos passeports. Elle nous laissa ensuite passer et nous indiqua nos sièges. L'hôtesse à l'entrée de l'avion était habillée comme les autres c'est-à-dire avec un tailleur bleu et les cheveux attachés en un chignon disgracieux. L'avion était grand, l'allée était large. Il y avait deux étages et au deuxième se trouvait un bar avec des toilettes.
Guillaume s'installa à côté de moi. J'étais du côté du hublot. On rangea nos bagages à mains dans les emplacement prévus à cet effet au dessus de nos têtes. L'avion décolla sans problème. Avec l'atterrissage c'était la partie que je redoutais le plus. Guillaume me réveilla juste avant que nous n'arrivions pour que je puisse admirer le paysage américain. Nous dûmes attendre un peu dans l'avion pendant que nos valises se faisaient décharger de la soute et amener dans le hall de l'aéroport.
Alors vous en pensez quoi?